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Inter Milan relance le dossier Khalaili avec 23 millions d’euros

23 millions d’euros plus bonus. C’est la nouvelle proposition que l’Inter Milan vient de soumettre à l’Union Saint-Gilloise pour s’attacher les services d’Anan Khalaili, le latéral offensif israélien de 21 ans qui a crevé l’écran en Belgique cette saison. Une deuxième offre qui fait monter la pression, sans pour autant combler totalement le fossé avec le club bruxellois, lui campé sur ses 30 millions.

Une deuxième offre qui progresse, un écart qui subsiste

L’Inter avait ouvert les négociations avec un premier chèque de 20 millions d’euros, sèchement repoussé par Union Saint-Gilloise. La direction lombarde revient donc avec une proposition réévaluée : 23 M€ fixes, accompagnés de bonus liés aux performances. Selon l’expert mercato de Sky Sport Italia Gianluca Di Marzio, l’accord est en bonne voie côté joueur — Khalaili aurait déjà paraphé ses conditions personnelles pour un contrat de cinq ans à 1,7 M€ net par saison.

Le problème, c’est USG. Le club belge ne cède pas facilement. La direction de l’Union réclame 30 millions, soit encore 7 millions de différence avec la nouvelle offre nerazzurra. Une brèche qui, en théorie, n’est pas insurmontable. Mais dans les négociations de mercato, ce type d’écart peut aussi durer des semaines si l’une des parties ne bouge pas.

Qui est Anan Khalaili, le profil qui affole l’Inter ?

Khalaili a bouclé sa saison avec six buts et six passes décisives en 52 matchs toutes compétitions confondues. Ces chiffres, pour un latéral droit de 21 ans évoluant en Pro League belge, ont naturellement allumé des radars bien au-delà des frontières du plat pays.

Ce qui rend le joueur particulièrement intéressant, c’est son profil hybride : ni simple latéral défensif, ni ailier pur, Khalaili fonctionne comme un wing-back capable de peser offensivement tout en assurant ses tâches de couloir. Dans le système de l’Inter — souvent articulé en 3-5-2 ou en 3-4-2-1 selon les configurations —, ce type de profil est précieux. Le couloir droit de l’Inter a besoin d’un élément capable d’étirer les défenses adverses en phase haute et de fixer le bloc en transition défensive.

À 21 ans seulement, Khalaili représente aussi une projection sur le long terme. L’Inter ne cherche pas qu’un joker pour la saison prochaine : il s’agit de construire l’avenir du couloir droit, avec un joueur à former et à valoriser sur la durée.

Le sacre en Coupe de Belgique et la vitrine parfaite

La semaine dernière, Khalaili était encore sous les projecteurs à Bruxelles. Le 14 mai 2026, il soulevait la Coupe de Belgique avec l’Union Saint-Gilloise après une victoire 3-1 en finale contre Anderlecht au Stade Roi Baudouin. Un titre qui conclut parfaitement une saison de grande qualité pour le club bruxellois et pour le joueur lui-même.

Ce succès face au rival anderlechtois n’est pas qu’un trophée de plus dans la vitrine d’USG. Il confirme que le club de la Butte continue sa montée en puissance dans le football belge, et que des joueurs comme Khalaili ont su performer dans des matchs à enjeu. Ce genre de performances en finale, face à un adversaire solide, compte aux yeux des recruteurs des grands clubs européens.

Inter freiné par la concurrence et la piste Doué en parallèle

Le dossier Khalaili s’inscrit dans un contexte de mercato compliqué pour les Nerazzurri sur le couloir droit. Inter avait d’abord misé sur Marco Palestra, jeune talent très suivi, mais Chelsea a soufflé le joueur à Milan. Un revers qui a contraint la direction lombarde à retravailler ses priorités.

Khalaili n’est donc pas la cible numéro un historique — il est désormais dans les premières options d’une liste reconfigurée. Et l’Inter garde d’autres pistes ouvertes. Guela Doué, le latéral de Strasbourg, figure également parmi les profils étudiés pour ce couloir. Deux joueurs aux trajectoires différentes, mais qui répondent à une même logique : combler un besoin structurel dans le système de l’entraîneur lombard.

Autre élément notable : selon la Gazzetta dello Sport, Como aurait passé un accord tacite avec l’Inter pour ne pas entrer en guerre des enchères sur Khalaili, ni sur Trevoh Chalobah, le défenseur de Chelsea également dans le viseur des clubs italiens. Un accord gentlemen entre rivaux transalpins qui simplifie la vie des Nerazzurri dans cette négociation.

Naples hors course, l’Inter profite d’un terrain dégagé

Il y a quelques semaines encore, le Napoli était cité comme prétendant sérieux pour Khalaili. Le club napolitain avait établi un contact, et le joueur semblait attirer l’intérêt de plusieurs clubs du championnat italien. Mais l’arrivée du mercato a révélé les limites napolitaines : Naples ne peut effectuer de nouvelles recrues tant qu’il n’a pas dégraissé son effectif. La stratégie est bloquée, et la piste Khalaili s’est refroidie naturellement de leur côté.

Cette situation profite directement à l’Inter. Avec Como neutralisé par l’accord informel et Naples hors jeu, les Nerazzurri se retrouvent en position de quasi-monopole pour négocier avec USG sans guerre d’enchères artificielle. C’est un avantage considérable, même si ça ne garantit pas que l’Union lâche sur le prix.

Angle international : Khalaili, joueur israélien dans le mercato européen

Anan Khalaili est international israélien, et son profil illustre un phénomène de fond : la montée en puissance de la Pro League belge comme tremplin vers les grands championnats européens. Bruges, Genk, Anderlecht, et désormais Union Saint-Gilloise — ces clubs forment et exportent régulièrement des joueurs vers la Série A, la Premier League ou la Liga. Le championnat belge est devenu l’un des meilleurs espaces de développement du continent pour les profils entre 19 et 24 ans.

Pour les supporters francophones qui suivent de près le marché des transferts, cette trajectoire rappelle celles d’autres joueurs passés par la Belgique avant de rejoindre une cour européenne plus haute. Le modèle USG — formation tactique rigoureuse, exposition aux coupes d’Europe, compétitivité domestique — a visiblement fonctionné pour Khalaili comme il a fonctionné pour d’autres avant lui.

À noter également que la Coupe de Belgique remportée en mai 2026 a été diffusée et suivie dans plusieurs pays francophones d’Afrique, où le football belge bénéficie d’un écho particulier. Des joueurs comme Khalaili, malgré leur nationalité israélienne, sont représentatifs d’un football européen de second niveau qui attire de plus en plus l’attention des amateurs africains et maghrébins.

Ce qu’il faut surveiller dans les prochains jours

La trajectoire du dossier est assez lisible : l’Inter avance par paliers, USG défend son prix plancher à 30 M€. La question centrale est de savoir si les bonus inclus dans la proposition à 23 M€ peuvent combler arithmétiquement — ou psychologiquement — les 7 millions manquants. Dans le mercato, les add-ons jouent souvent ce rôle d’amortisseur : ils permettent au vendeur d’afficher un prix facial acceptable tout en faisant dépendre une partie de la somme de conditions futures.

Si USG accepte un package structuré autour de 23 M€ fixes + 7 M€ de bonus atteignables, l’accord pourrait tomber rapidement. Dans le cas contraire, l’Inter devra trancher : monter encore, ou se tourner vers Doué et les alternatives identifiées.

L’été du mercato en Série A s’emballe à mesure qu’on approche des dates charnières de présaison. Inter a une fenêtre limitée pour boucler ses recrutements avant la reprise des entraînements et les premières échéances de préparation. Chaque semaine compte.

À retenir : Inter a relevé son offre à 23 M€ plus bonus pour Khalaili, avec accord personnel déjà en place côté joueur. USG tient à 30 M€. Naples est hors course, Como neutralisé. La piste Doué reste en parallèle. Un accord dans les dix jours est possible — mais pas encore certain.

Et vous : pensez-vous que l’Inter devrait monter jusqu’à 30 M€ pour Khalaili, ou mieux vaut-il se rabattre sur une alternative comme Doué ?

Source : Football Italia