Deux signatures, et déjà deux nouvelles cibles. L’AC Milan ne traîne pas cet été. Après avoir officialisé les arrivées de Gonçalo Ramos et Mario Gila, le club lombard a maintenant jeté son dévolu sur Konstantinos Karetsas, le milieu offensif belge de Genk, et sur Pierre-Emile Hojbjerg, qui évolue à l’Olympique de Marseille depuis son départ de Tottenham. Le tout pendant que Borussia Dortmund surveille le même Karetsas de très près. Le mercato estival 2026 du Milan AC s’annonce intense, et le nouvel entraîneur Ruben Amorim a visiblement des idées précises sur ce qu’il lui faut.
Karetsas, la révélation belge que tout le monde veut
Konstantinos Karetsas n’est plus vraiment un secret. Né en Belgique de parents grecs, il a choisi de défendre les couleurs de la sélection grecque, et à 19 ans à peine, il s’est imposé comme l’un des joueurs les plus excitants de Pro League belge. Sa capacité à évoluer dans l’axe ou en soutien de l’attaque, sa vista et son sens du dribble dans les petits espaces ont tapé dans l’œil de recruteurs bien au-delà des frontières belges.
Selon les informations de Fabrizio Romano et Matteo Moretto, Milan a déjà pris contact avec l’entourage du joueur. Les discussions avec ses agents ont démarré, mais le club rossonero n’a pas encore formulé d’offre officielle à Genk. De son côté, Dortmund serait passé à la vitesse supérieure : le BVB aurait soumis une première proposition autour de 25 millions d’euros, immédiatement repoussée par les Belges, qui réclameraient au moins 35 millions pour lâcher leur pépite.
Ce bras de fer entre deux cadors européens dit tout de la cote de Karetsas sur le marché. Genk sait qu’il a de l’or entre les mains et ne compte pas le brader. Pour Milan, cela signifie qu’il faudra se positionner vite et fort si le club veut devancer Dortmund dans ce dossier.
Pourquoi Karetsas coche les cases du projet Amorim
Ruben Amorim a bâti sa réputation au Sporting CP puis à Manchester United autour d’un système en 3-4-3, avec des milieux capables de couvrir énormément de terrain et d’animer la transition offensive. Ce profil — technique, mobile, capable de jouer entre les lignes — correspond précisément à ce que Karetsas propose à Genk.
L’international grec n’est pas un pur numéro 10 à l’ancienne. Il excelle dans les espaces réduits, presse haut quand il le faut, et possède la qualité de passe courte nécessaire pour faire tourner un milieu à trois. Dans un projet Amorim qui se construit sur la verticalité et la pressing, ce type de profil hybride est précieux.
Le fait qu’Amorim veuille garder le contrôle de ses recrues — en évaluant lui-même les joueurs disponibles avant tout engagement financier — montre qu’il y a une logique de construction solide derrière cette fenêtre de transferts. Pas de boulimie d’achats, mais des cibles précises, ciblées selon un projet de jeu clair.
Hojbjerg à l’OM : une valeur sûre sur le marché
L’autre dossier, plus inattendu, concerne Pierre-Emile Hojbjerg. Le Danois de 30 ans a débarqué à Marseille après plusieurs années à Tottenham, où il avait été un rouage essentiel du milieu de terrain. À l’OM, il a apporté sa densité physique, son sens de l’organisation et son expérience internationale — plus de 90 sélections avec le Danemark.
Selon Gianluca Di Marzio, spécialiste des transferts sur Sky Sport, Hojbjerg serait désormais disponible. L’OM ne s’opposerait pas à un départ si une offre satisfaisante se présentait. Milan, de son côté, aurait coché son nom sans pour autant déclencher les hostilités. Amorim veut d’abord faire le point sur l’effectif dont il dispose — ce qui repousse toute offre concrète à une date ultérieure.
Hojbjerg représente un profil radicalement différent de Karetsas. Là où le Belgo-Grec est un joueur de percussion et de créativité, le Danois est un milieu de récupération, solide dans les duels, capable de servir de filtre devant la défense. Les deux profils ne sont pas incompatibles dans un même effectif, surtout si Amorim opte pour un milieu à trois niveaux.
L’OM, grand perdant potentiel de ce mercato
Côté marseillais, la situation mérite qu’on s’y attarde. Si Hojbjerg quitte le club cet été, l’OM devra trouver un remplaçant capable d’assurer la même robustesse au milieu. Ce n’est pas un profil légion en France, et il faudra des moyens pour le faire venir.
La question est d’autant plus sensible que Marseille doit jongler avec des impératifs de fair-play financier et des ambitions sportives revues à la hausse depuis l’arrivée de nouveaux investisseurs. Perdre Hojbjerg sans anticipation serait un signal préoccupant pour les supporters phocéens, qui suivront ce dossier de très près cet été.
Pour les fans africains et maghrébins qui suivent l’OM avec passion — le club restant l’un des plus populaires sur le continent et en diaspora —, la reconstruction du milieu marseillais est un enjeu direct. Toute restructuration de l’effectif impacte les ambitions en Ligue 1 et en coupe d’Europe.
Dortmund dans l’ombre : une concurrence qui complique tout
Le fait que Borussia Dortmund soit aussi sur Karetsas change la nature du dossier pour Milan. Le BVB a l’habitude de ce type de recrutement : des joueurs de 18-22 ans à fort potentiel, issus des championnats secondaires européens, qu’ils développent avant une éventuelle revente. C’est leur modèle économique depuis des années.
La différence avec Milan ? Dortmund a déjà formulé une offre. Les Rossoneri, eux, en sont encore aux discussions avec le clan du joueur. Dans ce genre de dossier, le tempo est souvent décisif. Si Genk sent que Milan tergiverse, le club belge pourrait forcer la décision en accélérant les négociations avec le club allemand.
Historiquement, Milan a parfois laissé filer des pépites faute de réactivité suffisante sur le mercato. Le recrutement du club a traversé des phases erratiques dans les années 2010 et 2020, avant un recentrage opéré depuis le retour en Ligue des champions en 2022. Ce contexte de concurrence directe avec Dortmund va tester la capacité de décision de la direction milanaise.
Les enjeux sportifs : un milieu à reconstruire pour San Siro
Derrière les noms et les chiffres, il y a une réalité simple : Milan a besoin de renouveler son milieu de terrain pour 2026-27. La saison précédente a mis en lumière des lacunes dans l’animation offensive — trop de dépendance aux individualités, manque de solutions entre les lignes.
Amorim arrive avec un projet structuré, mais il lui faut les bons interprètes. Karetsas incarnerait la verticalité offensive et la projection vers l’avant. Hojbjerg apporterait l’équilibre défensif et l’expérience des grandes compétitions — il a joué des Ligues des champions, des Euros, des phases finales à élimination directe sous pression.
Pour un club qui retrouve progressivement les sommets européens, cette complémentarité de profils est exactement ce qu’il faut. Le tout sans trop déstabiliser la base déjà recrutée avec Ramos et Gila, deux joueurs défensifs et offensifs qui posent les fondations du futur effectif.
Ce qu’il faut surveiller dans les prochaines semaines
Plusieurs échéances vont cristalliser ces dossiers d’ici la fin juillet. D’abord, la réponse de Genk à une éventuelle offre milanaise : si Milan franchit le pas à 30 ou 35 millions d’euros, cela enverrait un signal fort au joueur et à Dortmund. Ensuite, la décision d’Amorim sur son milieu de terrain titulaire après ses premières semaines de travail à San Siro.
Pour Hojbjerg, le calendrier est différent : tant qu’Amorim n’a pas défini ses besoins précis, l’offre ne viendra pas. Mais si l’entraîneur portugais décide qu’un milieu défensif expérimenté lui manque, la piste Hojbjerg pourrait se concrétiser très vite — les deux clubs ont déjà l’habitude de travailler ensemble sur ce type de dossiers.
Enfin, le mercato de Dortmund mérite d’être surveillé : si le BVB rehausse son offre pour Karetsas à 35 millions, Genk aura du mal à refuser. Ce serait la fin du dossier pour Milan, qui devrait se retourner vers d’autres options.
À retenir : Milan multiplie les pistes au milieu — Karetsas pour la créativité, Hojbjerg pour l’expérience — mais Dortmund complique le dossier belge et l’OM n’a pas encore dit son dernier mot sur le Danois. Amorim veut prendre son temps, mais le marché, lui, n’attend pas.
Et vous, pensez-vous que Karetsas a le niveau pour s’imposer directement à Milan, ou le profil Hojbjerg est-il plus réaliste pour un club qui reconstruit ?
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Source : Football Italia








